Mobilité Urbaine

Mobility as a Service : quelles perspectives économiques ?

Dans un contexte de changements sociétaux, la mobilité n’est pas étrangère aux transformations, aux nouvelles utilisations numériques, à l’économie servicielle et de partage. Restent à soulever des défis majeurs afin que les plateformes MaaS dévoilent tout leur potentiel. L’expérience Smile de Vienne offre des chiffres encourageants pour l’avenir des plateformes MaaS, avec une hausse de 26% de la fréquentation des transports publics par les utilisateurs de l’application, et un recul de 21% de leur usage de la voiture. Mais l’intégration des acteurs privés de la micromobilité et de la mobilité partagée fait craindre un accès facilité aux transports à la demande (TAD) et une divergence d’intérêts. Ainsi, le modèle économique du MaaS pose encore question. Des objectifs socio-environnementaux et économiques…

Les plateformes MaaS : s’adapter à une mobilité qui évolue

Le poids démographique des villes et leur densification en termes de population et d’activités, nécessitent une adaptation du système de transport actuel. Parallèlement, certains territoires restent dépendants de la voiture individuelle, ce qui exclue des parties de la population. Pour offrir une meilleure mobilité, inclusive et accessible, il est nécessaire de mener une réflexion large, qui prenne en compte le secteur dans sa globalité. Le MaaS : solution digitale et proposition de service L’apparition des plateformes MaaS, pour Mobility as a Service, solution digitale et proposition de service, est présentée comme une réponse à ces défis de la mobilité urbaine. Cette nouvelle approche de la mobilité est un modèle d’organisation centré sur l’usager. Les différents modes présents sur le réseau…

Quels enjeux et perspectives pour les plateformes de Mobility as a Service (MaaS) ?

Dans un contexte de changements sociétaux, la mobilité n’est pas étrangère aux transformations, aux nouvelles utilisations numériques, à l’économie servicielle et de partage. Les plateformes de Mobility as a Service sont devenues en peu de temps les principaux vecteurs de modernisation des acteurs du transport. Un moyen de s’adapter aux changements technologiques et aux nouveaux usages et modes de déplacement autant qu’une opportunité de faire preuve de dynamisme et d’innovation. Avec des grands enjeux techniques et règlementaires pour tous les acteurs, le MaaS a le potentiel de transformer le panorama de la mobilité. En nous appuyant sur l’expertise Artimon Mobility, et en étroite collaboration avec nos consultants, nous avons réalisé une étude approfondie de la littérature disponible ainsi que des…

Mobilité urbaine : le MaaS au-delà du B2C

Les plateformes de Mobility as a Service sont souvent décrites comme le futur de la mobilité. Flexibles, elles intègrent la multimodalité pour mieux adapter les trajets en transport aux besoins des usagers. La promesse est donc d’améliorer la mobilité urbaine, à travers la réduction de la voiture individuelle, le recours aux mobilités douces ou partagées et le rôle central du transport en commun. Les premiers déploiements de ce type de solution ont donné des résultats encourageants, avec notamment une augmentation de la marche à pied et l’utilisation de moyens de transports partagés (CEREMA, 2019). A grande échelle, ces changements dans le mode de se déplacer en ville pourraient aussi diminuer la pollution urbaine. Si plusieurs types de MaaS existent, des…

Mobilité et ouverture des données : les implications pour les solutions MaaS

En France comme à l’échelle européenne, le MaaS fait partie de la stratégie de réponse aux défis de la mobilité moderne. Dans ce sens, la mise en place des cadres règlementaires et législatifs clairs sont nécessaires, afin de permettre aux plateformes de développer tout leur potentiel.   Avec l’introduction de la Loi d’orientation des mobilités (LOM), ainsi que la future adoption de la révision de la directive européenne sur la réutilisation des informations du secteur public (Directive PSI) en droit français, le MaaS pourrait bientôt être mis en place plus facilement.   Alors que ces lois obligeront les acteurs publics de la mobilité à ouvrir leurs données, ceci ne sera pas forcément le cas pour les entreprises privées. Cette distinction pourrait avoir des implications importantes sur…

Le MaaS et l’environnement

A quelles conditions le MaaS permet-il de réduire l’impact des transports urbains sur la qualité de l’air ambiant ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2 500 décès prématurés chaque année à Paris causés par la pollution de l’air, 48 000 à l’échelle de la France, 800 000 en Europe et 8,8 millions dans le monde selon une étude parue mardi 3 mars 2020 dans la revue de la Société européenne de cardiologie, « Cardiovascular Research ». A cela s’ajoutent les maladies cardiaques et respiratoires, qui pullulent dans les grandes villes saturées de particules fines. Pour lutter contre ce fléau, les solutions majeures préconisées par l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) sont la réduction drastique du trafic routier, couplée à un déploiement rapide…

Développement des premiers MaaS français : entre différences et similitudes

Les modes de transport et de mobilité ne cessent d’évoluer dans le monde. La France n’y échappe pas et voit arriver les plateformes de « Mobility as a Service » à grand pas. Ce concept né en Finlande en 2014 est simple : une offre de transport multimodale accessible en un clic sur son smartphone. De nombreuses régions françaises ont fait le choix d’investir dans la mobilité au sens des MaaS : Korrigo en Bretagne ou encore OuRa en Auvergne Rhône Alpes. Ces expérimentations en cours, présentant des points communs, ont des différences notables en termes de périmètre et de niveau de multimodalité proposé. Parmi ces initiatives, Mulhouse et Annemasse font figure de précurseurs. L’agglomération de Mulhouse a été l’une des premières villes…

MaaS : Quelle dynamique de collaboration pour les acteurs publics et privés en France ?

Mardi 18 juin 2019, le géant du transport ferroviaire, SNCF, a annoncé le lancement de son assistant à la mobilité nommé « L’assistant SNCF », une application mobile destinée à faciliter les déplacements en centralisant l’offre de transport. Un pas important qui confirme le développement de l’offre de « Mobility as a Service (MaaS)  »  en France. Ce concept né en Finlande en 2014 est simple : une offre de transport multimodale accessible en un clic depuis son smartphone. Nous analysons dans cet article le contexte public favorable aux développements de plateformes MaaS en France.  Les pouvoirs publics créent un environnement propice au développement des MaaS Le secteur de la mobilité urbaine est en pleine mutation. En témoigne la hausse significative d’investissements publics dans les…

Les plateformes MaaS : décryptage d’une nouvelle mobilité

Évoqué pour la première fois en 1996, le concept de « Mobility as a Service » est aujourd’hui un sujet clé lorsqu’il s’agit d’évoquer le futur proche de la mobilité. S’appuyant sur le développement du digital et de l’économie collaborative, ce concept apparait comme une solution aux enjeux de durabilité économique et écologique du XXIème siècle.

Comment s’intègre une start-up interne dans la structure d’un grand groupe comme la RATP ?

La RAPT observe et étudie le marché des véhicules autonomes depuis l’émergence de la technologie. Néanmoins, cette réflexion d’ordre stratégique devait s’accompagner d’une démarche proactive d’expérimentation et de mise en situation. Voilà que Benjamin Jolivière, chef de projet Évaluation des Véhicules Autonomes (EVA) au sein de la RATP, est arrivé, franc, plein d’ambitions et d’envies de casser les codes, poussé par les premières démonstrations parisiennes de navette autonome.

Cependant, mettre en place l’expérimentation innovante au sein des structures existantes allait à la rencontre de la liberté, de l’agilité et de la latitude dont il avait besoin. Rentrer dans la course à l’autonomie, alors que l’on n’est pas fabriquant, a besoin de réactivité, de rythme et d’audace.